Italienne

Une légende voudrait que ce soit Marco Polo qui ait ramené au XIIIe siècle les pâtes de Chine. Il est possible d’imaginer que les Romains n’ont pas attendu cette époque pour faire cuire dans de l’eau chaude ce qui n’est, au départ, qu’un mélange de farine et d’eau. Cette façon de faire se pratiquait dans ce pays depuis l’époque romaine1 par les habitants de la Sicile qui été le « Grenier à Grain » de Rome donc bien avant que Marco Polo se rende en Chine, peut-être avant l’invention du pain, dont la fabrication est plus élaborée, et nécessite pétrissage, temps de repos, et un four pour la cuisson, fut-il rudimentaire. Quoi qu’il en soit, on trouve près de Rome une tombe du IIIe siècle av. J.‑C. ornée d’un bas-relief représentant un rouleau à pâte et un coupe-pâtes. Par ailleurs, le terme romain Nodus (nœud) désignait une de ces variétés de pâtes; il est devenu noodle en anglo-saxon, qui a donné le mot nouille en français. Le mythe de Marco Polo qui ramène les pâtes est donc parfaitement imaginaire. Peut-être a-t-il ramené des recettes nouvelles, mais cela est tout à fait différent.

Grâce donc à ces pâtes, à Marco Polo tout de même qui ramène probablement le riz de Chine et Christophe Colomb, la tomate, notamment, d’Amérique, la cuisine italienne a su intégrer totalement des produits exotiques qui ont fait ensuite sa réputation internationale. La pizza est devenue un des plats mondiaux les plus connus, citée souvent comme plat national autochtone par beaucoup d’américains.

La cuisine est un élément important de la manière de vivre des Italiens, reflétant surtout la culture rurale, mais plus encore familiale, maternelle. Les Italiens ont une vision intime, concrète, rassurante de la cuisine. L’accent est moins tourné sur la complexité et la virtuosité d’une haute cuisine étoilée, que sur une qualité et une « justesse » au quotidien. Un plat doit être fait comme il faut, avec sérieux, en respectant les traditions. Le parmesan râpé, le sel, le poivre, le citron, l’huile d’olive ne sont pas permis sur n’importe quel plat. Par contre, on boit plus facilement le vin suivant son goût : blanc ou rouge, avec son plat de viande ou de poisson.

On n’aime pas trop l’exotique, les goûts forts, les tranches épaisses, les viandes rouges, mais on apprécie la combinaison subtile de goûts authentiques, sans excès, sans complexité inutile.

Le primo au moins une fois par jour est une ardente obligation à laquelle se soumettent tous les Italiens. C’est le plat principal, dans lequel on puise l’essentiel de ses forces.

Chaque région a ses propres spécialités mais, fait marquant par rapport aux autres pays, possède de nombreux plats communs typiques préparés différemment. Comme pour montrer qu’on est, avant tout, Italien mais qu’on est membre d’une région spécifique. Les recettes de risotto, de pizza, pâtes sont typiques dans chaque région mais préparées avec des ingrédients et des méthodes souvent très différentes.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Cuisine_italienne

 

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